
Disparue, tu as disparue
Au coin de ta rue.
Je t´ai jamais revue.
1984, je chantais à tue-tête (dans ma tête, comme d’hab, et en fermant les yeux) cette chanson au rythme entêtant, me mettant instantanément dans la peau d’une star. Le 45 tours à peine terminé, je le remettais en route, jusqu’à ce que j’en assez. ca arrivait, quand même, au bout d’un moment 😀
Les premières notes de « Disparue” nous transportent immédiatement dans l’atmosphère des années 80. Le rythme entraînant, les notes de synthé caractéristiques de cette époque, et la voix envoûtante de Jean-Pierre Mader nous invitent à aller sur la piste de danse. Cette chanson est le parfait reflet de la joie et de l’insouciance de cette époque.
Et pourtant, l’histoire est triste. Elle raconte la disparition d’une jeune fille, kidnappée par la dictature militaire argentine en 1976. Marie-Anne Erize, c’est son nom, était mannequin et étudiait le droit. Elle, comme des milliers d’autres victimes de ces rapts, n’a jamais été retrouvée.
Malgré tout, cette chanson a fait vibrer le dance floor de toutes les boîtes de nuit de l’époque. Quant à moi, chaque fois que je retombe sur cette pépite, 40 ans après, je n’ai qu’une envie : sortir ma brosse à cheveux et faire semblant de chanter. A 8 ans, c’était encore un peu tôt pour aller en boîte. :p
La mini-bio : Jean-Pierre Mader est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et producteur français né le 21 juin 1955 à Toulouse. Son premier album, « En chantant », est un véritable carton, se vendant à plus de 1 million d’exemplaires. Dans les années 1990, Mader se tourne vers la production et la réalisation pour d’autres artistes, tels que Michel Fugain, Philippe Léotard ou Bernard Lavilliers. Il continue également à se produire sur scène. Mader est une figure emblématique de la musique française des années 1980. Son style pop et romantique a marqué toute une génération.
