Roulez jeunesse : les rollers dans les années 80

femmes qui avancent en groupe sur des rollers

Ah, les rollers ! Qui, parmi les enfants des années 80, n’a pas déambulé dans ces chaussures à roulettes ? Plus qu’un phénomène sportif, c’était un véritable phénomène culturel qui a passionné toute une génération. Que ce soit pour la sensation de vitesse, pour se retrouver entre copains ou pour danser, les rollers ont eu de belles heures de gloire. 

Au placard les patins à roulettes!

Dès le début des années 80, les rollers ont rapidement éclipsé les bons vieux patins à roulettes des années précédentes, qui prenaient la poussière. Vous vous souvenez? Ceux qu’on accrochait aux chaussures avec des lanières de cuir. Même le skate s’est rapidement vu concurrencé par ces chaussures à 4 roues et à freins. 

Les rollers : une activité de rue

Le roller, c’était bien plus qu’un simple loisir : c’était un mode de vie, une culture à part entière. Dans la rue, il arrivait souvent que des démonstrations de glisse génèrent l’attroupement, créant des petites compétitions entre passionnés de rollers. On pouvait également danser dans la rue, sur ses roulettes, radio à fond, au son punchy des musiques disco.

Les rollers au cinéma

Même les stars se sont approprié ces petites roues. Le film Subway de Luc Besson, avec Christophe Lambert et Jean-Hugues Anglade, a eu un énorme succès. Les courses folles en roller dans le métro parisien ont tenu en haleine toute une génération de jeunes recherchant des sensations fortes. Il faut dire que les rollers y apparaissent comme un symbole de liberté, de vitesse, d’audace, et de frissons. Dans le film La boom aussi, on fait du roller, mais sur la piste. Et on tombe amoureux…

Même pas mal !

Un sport… et des égratignures. Personne n’est né avec le don de la glisse, alors il a fallu apprendre à maîtriser cet art, au prix de pas mal de gamelles. Et à l’époque, sans protections, s’il vous plaît. Puis au bout de quelques heures, et au prix d’écorchures aux coudes et genoux, on savait avancer, tourner, patiner vers l’arrière, slalomer et surtout… freiner. Les plus courageux prenaient des pentes (et de la vitesse) voire des marches d’escalier.  

Des rollers et des copains

On patinait rarement seul, et c’est en groupe qu’on prenait vraiment du plaisir à faire du roller. On se retrouvait entre copains pour des après-midi dans les parcs ou des balades, en apprenant fièrement les dernières figures. C’était la convivialité qui régnait, et la sensation d’appartenir à un groupe, avec une passion commune.

Aujourd’hui, le roller n’a pas autant de succès qu’à l’époque, mais il résiste. Les compétitions existent encore, et le réseau social tik tok remet cette pratique au goût du jour. Quant aux nostalgiques des années 80, ils continuent de chausser leurs patins dès que l’occasion se présente, que ce soit pour le sport, pour le fun, ou simplement pour se sentir libres.

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